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Vers une production locale
La nourriture des post-larves et des larves de crevettes sera
produite à Madagascar, à compter de ce mois, à l’aide des matières
premières et des intrants sur place. En effet, le ministère de
l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche, en partenariat avec les
sociétés Tiko et la compagnie VDS (Belgique), a conclu un accord
pour la mise en place d’une usine de fabrication d’aliments pour les
crevettes d’aquaculture et des provendes pour l’alimentation
animale. Dorénavant, ce sera l’usine Tiko sise à Antsirabe qui va
produire l’alimentation pour les crevettes, ce qui jusqu’ici a été
importée. Ce projet est l’illustration d’un développement du 3P. Il
vise à produire jusqu’à 20 000 tonnes d’aliments, pour la production
d’environ 10 000 tonnes de crevettes aquaculture. Auparavant, nous
avons importé des Seychelles, Taiwan, Maurice, Singapour au prix
environnant de 1 euros le kilo. Nous continuerons encore à importer
pour quelques temps en attendant que l’usine ait trouvé sa vitesse
de croisière. Une fois que l’usine aura fait ses preuves, une autre
sera érigée en province. Le but est d’établir un label malgache.
C’est un grand pas pour l’aquaculture malgache ! Les avantages
de ce projet sont nombreux tels que l’optimisation de l’utilisation
des matières premières locales, la création d’emploi, la
disponibilité de produits frais, la proximité du lieu
d’approvisionnement en provende, la limitation des risques
d’introduction de maladies de crevettes provenant de l’alimentation
et surtout l’économie de devises par la diminution des importations
actuelles. Il est à noter que la VDS ne fera qu’apporter son
savoir-faire. Entre autres, les techniciens vont contrôler
quotidiennement la croissance des crevettes. C’est la fin de
l’éléphant blanc qui n’a pas fait développer l’Afrique a souligné le
Consul honoraire de Belgique, la VDS n’apporte que de la
contribution technique et technologique. Il est inutile de
rappeler que l’aquaculture est l’un des premiers secteurs porteurs
de la Grande Ile. La qualité de nos crevettes est reconnue
mondialement et appréciée de tous, elle sera encore améliorée pour
être meilleure qu’aujourd’hui. De source émanant du directeur des
ressources halieutiques du MAEP, Marius Ratolojanahary ; en 2002, on
avait un rythme de production de 7300t/an, actuellement, elle est
estimée à 8500 et 9000t/an. Il a également précisé que nous
disposons de 30 000Ha d’étang exploitable car pour l’heure 1/10
seulement sont exploités, soit 3000Ha. Pour votre information, les
crevettes sont vendues suivant leur âge et leur poids, une crevette
de 30g se vend entre 5 et 9 euros à la porte (à la ferme). A
Madagascar, il y a deux sortes de production, à savoir crevette
industrielle et la production de crevette artisanale, c’est la
première qui est très développée pour les exportations. En effet,
nos produits sont exportés en Europe et au Japon. |